SIDA. Moins de contamination, plus de malades

Le rapport publié la semaine dernière par Onusida donne les grandes tendances de l’évolution de la maladie dans le monde.

Dans son rapport annuel, le programme commun des Nations unies sur le VIH sida (Onusida) dresse un bilan en demi-teinte de l’évolution de l’épidémie. Tout en se réjouissant des progrès accomplis en matière d’accès aux soins, l’organisation souligne qu’encore 2 millions de personnes sont décédées du VIH en 2008.

Moins de nouvelles 
contaminations

Le nombre de nouvelles contaminations au VIH dans le monde a baissé de 17 % depuis 2001. Cette baisse est pour l’essentiel due à la situation en Afrique subsaharienne, qui abrite 67 % du total des personnes vivant avec le VIH dans le monde, mais où le nombre de nouveaux malades a diminué de 15 % en huit ans. Dans une moindre mesure, l’Asie est aussi concernée, avec 350 000 nouvelles infections en 2008, contre 400 000 en 2001. Les enfants de moins de quinze ans affectés par le virus, qui sont 90 % à résider en Afrique subsaharienne, font partie des populations qui ont vu leur taux de contamination se réduire, passant de plus de 450 000 en 2001 à 380 000 en 2008. Cela s’explique en partie par l’accroissement du nombre de femmes enceintes séropositives bénéficiant d’un traitement contre la transmission mère-enfant (9 % en 2004, 42 % en 2007). Attribuant en partie ces succès à la prévention, Onusida s’inquiète de voir ces programmes tarder à s’adapter aux populations affectées.

Un meilleur accès aux soins

Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde n’a cessé d’augmenter pour atteindre 33,4 millions en décembre 2008. Cette hausse n’est pas qu’une mauvaise nouvelle, pour l’essentiel, elle est due à l’accroissement de l’espérance de vie des malades bénéficiant d’antirétroviraux dans les pays à revenu faible, dont le nombre s’est accru de 10 % en cinq ans, pour atteindre 3 millions de personnes fin 2007. Un des résultats de cette augmentation a été la baisse de 10 % du nombre de décès au cours des cinq dernières années. Des efforts importants restent néanmoins nécessaires, seulement 42 % des malades bénéficiant d’un traitement médicamenteux adapté.

La discrimination reste un obstacle

La discrimination et les inégalités restent des obstacles importants dans le traitement de la maladie. Onusida s’inquiète ainsi du manque de législation protégeant les populations à risques, voire parfois de leur stigmatisation qui rend leur prise en charge problématique. L’organisation souligne aussi l’inégalité entre les sexes, notamment en matière de prévention et d’accès à l’information.

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