Bousquet fait fort

 

Impressionnant en fin de course, Frédérick Bousquet a remporté le titre européen du 50 m nage libre ce jeudi à Istanbul. Amaury Leveaux ne monte même pas sur le podium mais bronze en relais. Chez les filles, Aurore Mongel a décroché le titre sur 200 m papillon. Bousquet plus fort que Leveaux
On attendait ce duel avec impatience. Mais entre Amaury Leveaux, champion d’Europe en titre, et Frédérick Bousquet, vice-champion d’Europe, de duel il n’y a pas vraiment eu ce jeudi sur 50 m nage libre. Plus rapide en demi-finales où il avait signé le meilleur temps en 20’’73, Leveaux a calé en finale, notamment lors du deuxième 25 m qui l’a vu passer de la première à la quatrième place. A contrario, Bousquet en avait sans doute gardé sous le pied en demi-finales (5e temps en 21’’06). Et même lors de la première longueur de bassin de la finale. Le compagnon de Laure Manaudou, vice-champion du monde du 50 m en grand bassin l’été dernier à Rome, a produit son effort dans les 25 derniers mètres pour l’emporter assez largement en 20’’53, soit le meilleur chrono de sa carrière sur la distance ! Devancé par Duje Draganja (20’’70) et Sergey Fesikov (20’’84), Amaury Leveaux échoue au pied du podium (20’’87) mais s’est consolé quelques minutes plus tard en accrochant la médaille de bronze du relais 4x50 m grâce à une formidable remontée de sa part dans les 50 derniers mètres alors qu’il n’était que 5e au moment de sa prise de relais. Les Russes ont remporté cette finale en battant le record du monde. Mais ce bronze collectif n’atténuera pas complètement la déception du nageur du Lagardère Paris Racing qui aura sans doute à cœur de se rattraper sur 100 m, distance sur laquelle il s’est donné pour objectif d’améliorer son record du monde (44’’94 à Rijeka en 2008).

Mongel en or
Avant ces deux médailles, Aurore Mongel avait débloqué le compteur tricolore en décrochant le titre de la persévérance, de la longévité, sur 200 m papillon. Membre de l’équipe de France depuis 2001, sélectionnée à 14 reprises chez les Bleus, elle a décroché le deuxième titre international de sa carrière. Après son sacre européen sur 200 m papillon en 2008, la Strasbourgeoise a remporté l’or ce jeudi à Istanbul, toujours sur 200 m papillon, avec un nouveau record de France à la clé (2’03’’22 contre 2’04’’73). «Je venais chercher une médaille donc je pensais au titre. Le travail que je fais à Strasbourg depuis deux ans paye. Je suis contente car je prends encore plus de plaisir que quand j’étais jeune», savoure l’ancienne nageuse de Mulhouse qui avait dû se contenter de l’argent l’an dernier à Rijeka.

Biedermann sans record !
Sur 200 m 4 nages, Sophie De Ronchi et Camille Muffat, toutes deux engagées en finale, n’ont pas réussi à monter sur le podium malgré un nouveau record de France signée Muffat (2’07’’69 contre 2’07’’94 pour son précédent record). La victoire est revenue à l’intouchable Evelyn Verraszto, qui a mis une claque à son record du monde (2’04’’64 contre 2’06’’01 il y a un mois à Moscou). Alexiane Castel, elle, s’est qualifiée pour la finale du 100 m dos avec le 6e chrono des demi-finales (58’’15). Dans les autres courses, Paul Biedermann, qui était l’homme le plus attendu de cette première journée, a assuré le coup sur 400 m nage libre. Moins flamboyant que lors de l’étape de Coupe du Monde de Berlin en novembre, l’Allemand a dû repousser les assauts du Russe Nikita Lobintsev dans la dernière longueur. Le recordman du monde du 400 m s’est imposé en 3’34’’55, soit à près de deux secondes de son record du monde (3’32’’77).

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site